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 Le Site de Glozel

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Marie-José



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MessageSujet: Le Site de Glozel   Mer 25 Juin - 21:48

Je ne pense pas que le thème de Glozel ait déjà été abordé ici…

I. Petit résumé de l'Affaire de Glozel
Le 1er mars 1924, en défrichant un champ de la Montagne bourbonnaise avec son grand-père, le jeune Emile Fradin (agé de 17 ans), du hameau de Glozel, près de Vichy (département de l'Allier en Auvergne), mettait au jour des objets apparemment préhistoriques et des tablettes d'argile recouvertes d'inscriptions ressemblant à une écriture.
En tout plus de 3000 objets seront mis au jour dans ce champ Duranthon rebaptisé "Champs des Morts", notamment grâce au docteur Morlet qui sera le plus grand défenseur du site. Pour lui, il ne faisait aucun doute que ces objets appartenaient à des hommes qui, avant les Phéniciens, avaient mis en place un système d'écriture élaboré. Les nombreux objets dits "néolithiques" trouvés aux abords des tablettes le confortaient dans ses théories.

Toutes les théories établies à l'époque se trouvaient bouleversées et beaucoup de savants s'opposèrent dans une guerre devenue célèbre: l'Affaire Glozel. Antiglozéliens et glozéliens s'affrontèrent durant des décennies, dans le monde entier chacun y allait de ses théories. Les antiglozéliens s'appuyèrent sur des accusations de supercherie: pour eux Emile Fradin, le jeune paysan sans formation scolaire était un faussaire hors pair et tous ces objets étaient de sa main. Des procès, des analyses eurent lieu; Emile Fradin fut innocenté (il reçut même il n'y a pas si longtemps les Palmes Académiques). Le gisement sera jugé authentique par le Ministère de la Culture grâce aux nombreuses datations effectuées sur le site.
Les tests opérés jusqu'à nos jours, soit plus de 80 ans après, ne permettent toujours pas d'établir de manière catégorique ce qu'était Glozel. Le Champ des Morts garde son mystère.
Les datations récentes ramènent les tablettes aux alentours de 300 av JC, des céramiques seraient datées de 200 ap JC, certains objets appartiendraient à l'époque médiévale. Le site ne semblerait donc pas néolithique mais il ne perd pas de son intérêt, le déchiffrement des tablettes par un spécialiste suisse (Hitz) permettra peut-être de mieux comprendre Glozel.
La présence d'artisans verriers au Moyen-Age dans cette Montagne bourbonnaise peut-elle expliquer certains objets ? Glozel serait-il un lieu de pèlerinage celte ? Y a-t-il eu un culte médicinal à cet endroit ? Les hommes de Glozel ont-ils vécus avec un reliquat du renne dans ces Bois Noirs? S'agit-il d'un culte des mégalithes ? Un lien existe t-il avec les souterrains annulaires si nombreux dans la région? Un alignement de pierres dressées d'une centaine de mètres découvert en 1993 et qui suit un tracé rectiligne nord-sud jusqu'au Champ des Morts, rajoute au mystère.


II. Quelques découvertes de Glozel en photo
(Photos M.LIRIS et M.MORLET)
Le 1er mars 1924 signe le point de départ de "l'aventure" de Glozel ; mais déjà auparavant, des découvertes d'objets de type glozélien eurent lieu dans les environs et sur le site même de Glozel. Les Fradin arrivent en 1877 sur ces terres, comme métayer. Un vase inscrit fut découvert par le métayer qui les avait précédé quand il voulut enfouir une de ses bêtes morte. A la fin des années 1880, des poteries furent détruites pendant le défrichage d'une parcelle de la ferme.

Les célèbres tablettes, d'après les dernières datations elles seraient de l'époque antique, entre 300 av JC et 200 ap JC. En tout environ une centaine de ces tablettes seront mises au jour. Leur fabrication est proche de celles de Mésopotamie mais leurs signes différents. Morlet dénombrera 111 signes mais il semble qu'il y en ait beaucoup moins (disposition différente pour certains signes semblables). Des objets portant des signes de type glozélien seront trouvés dans des communes avoisinantes.

Cheval au galop gravé sur os. Dimensions: 8,5cm

Renne sur os

Urne à visage et aux yeux hypnotiques. Signes gravés sous la bouche. Une quarantaine d'urnes à visage seront retrouvées. Datation pouvant aller de 350 av JC à 250 ap JC.

Une quinzaine d'empreintes de mains ont été découvertes à Glozel, toutes de la main droite. Deux ont été découvertes à l'intérieur des tombes (fosse ovale et Tombe II).

Objet multimammia ("plusieurs tétons"), d'abord appelé "bobine" par Morlet. On remarque le trou et la trace du passage d'un lien. Les spécialistes hésitent encore pour les interpréter. Certains pensent à des hochets (peu probable étant donné qu'ils sont pleins et qu'ils n'auraient pas pu contenir un résonnant comme du sable) pour les enfants de l'époque gallo-romaine, d'autres pensent à des morceaux de collier (plus probable).

Idole bisexuée, symbole fréquent à Glozel. Les idoles de Glozel ont des organes détaillés (pénis et vulve). La bouche est parfois remplacée par un de ces organes ou par des signes. Ce sont des objets uniques. Datés de 350 av JC à 200 ap JC. Découvertes en assez grand nombre à Glozel, ces idoles ne sont pas toutes bisexuées. Une vingtaine d'entre elles sont conservées au musée.

"Bracelet" en schiste, les inscriptions qu'ils portent dateraient de 200 av JC. Souvent trop petits pour être portés en bracelet (collier? talisman?) . 16 anneaux peuvent être identifiés sur le site de Glozel (treize au musée et 3 d'après les dessins de Morlet).

Tête de femme portant un collier (hauteur 4cm).

Le chasseur en os

Poignard gravé, sûrement votif. Animal et signes.

Typologie du masque de la chouette. Yeux hypnotiques (hauteur 10cm)

.../...
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Marie-José



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MessageSujet: Site de Glozel - 2   Mer 25 Juin - 21:49


.../...

III. La thèse de la fraude d'Emile Fradin battue en brèche


Emile Fradin a reçu les Palmes Académiques en 1990. Les officiels français admettent donc une erreur de jugement envers Emile Fradin puisque celui-ci était qualifié de faussaire (et l’est toujours par quelques personnes) pendant de nombreuses années. Il a découvert le gisement à l’âge de 17 ans, il va bientôt fêter ses 100 ans. Un faussaire n'aurait pas pu recevoir les palmes académiques, quand sa prétendue supercherie a été dénoncée pendant 70 ans. Le temps a fait son œuvre et l’Etat s’est donc aperçu de sa méprise : on a accusé un homme à tord et il lui a fallu toute sa vie pour que son combat aboutisse (en partie, car les partisans du faux brandissent encore de faibles arguments pour le faux).
Certains parlent d’atelier de faussaire, datant de l’Antiquité (les tablettes sembleraient dater de 500 av JC et des céramiques de 200 ap JC). La pratique de copies d’objets anciens était répandue chez les Gaulois. Cette thèse a autant de valeur qu’une autre et pourtant ces personnes, souvent, sont les mêmes qui dénigrent le site. Peut-on dénigrer ce site et Emile Fradin sous prétexte que les tablettes n’ont pas 6000 ans d’âge ou qu’elles ne sont pas à l’origine de l’écriture ? Le site a toujours une valeur archéologique ; même s’il n’est pas aussi ancien, il ne méritait pas d’être ainsi discrédité. D'après leur théorie des objets auraient été copiés à cette époque, ils n'en restent pas moins des objets archéologiques.
On a souvent accusé Glozel d’être un faux parce que les objets ne comportaient pas de traces d’usure ; les objets à caractère religieux ou votif ont toujours cette particularité.
La thèse du faux tenait pour beaucoup du fait qu’on accusait Fradin de vouloir s’enrichir de ces trouvailles. Des sommes astronomiques pour un paysan bourbonnais du début du XXème siècle lui ont été proposées. Il a toujours refusé de vendre le moindre objet (beaucoup seront dérobés….pourquoi dérober des faux….). L’entrée du musée resta longtemps gratuite, une somme symbolique sera ensuite demandée pour dédommager la famille du paysan du temps qu’elle passait à accueillir les visiteurs. De nos jours cette entrée est de quelques euros, et rassurez-vous, Emile Fradin n’a pas fait fortune avec son musée !
On aussi accusé Morlet d’être l’instigateur de la supercherie. Le jeune paysan sans éducation scolaire était incapable d’avoir créé ces objets qui avaient dupé tant de savants, qu’importe ! On allait accuser le docteur Morlet d’être derrière tout ça. Rappelons que Morlet n’a eu vent de la découverte qu’un an après, en 1925. Comment est-il possible d’en faire le cerveau s’il ne connaissait pas l’existence du gisement. Serait-il resté dans l’ombre une année avant d’apparaître ? Risqué quand même : Viple, était le premier fouilleur officiel sur les lieux (après Mlle Picandet et l’instituteur de la Guillermie) ! S’il s’était comporté de manière plus élégante et honnête avec la famille Fradin , il aurait pu tenir le même rôle qu’a tenu Morlet par la suite pour Glozel, il aurait pu être ce défenseur acharné du site et Morlet se serait fait doubler.
Certains ont accusé Emile Fradin d’avoir reproduit des tablettes à l’aide d’ouvrages que Mlle Picandet avait apporté lors de ses visites à Glozel. Pourtant Emile a découvert la première tablette à signes des semaines avant qu’elle ne vienne pour la première fois.
« Ainsi donc ce garçon, muni tout juste d’un certificat d’études, aurait possédé suffisamment l’épigraphie ancienne et toutes les branches d’archéologie, et toutes les inspirations artistiques possibles pour inventer plus de 1500 nouveautés et monter de toutes pièces une colossale fumisterie. Car il y a environ 1500 pièces, trouvées dans les fouilles, qui ne ressemblent à rien de connu.
Un faussaire n’invente jamais; il combine des motifs connus.»Sources: Glozel Trente Ans Après. Léon Cote

Tous les rapports de fouilles et de spécialistes ont qualifié le sol d’inviolé. Comment aurait-on pu introduire 3000 objets sur une telle surface, sans laisser de traces. En se jouant des racines, sans mélanger les couches (les couches ont toujours été décrites comme distinctes dans les rapports de fouilles), sans éveiller de soupçons (surtout à la campagne, où tout le monde épie les moindres faits et gestes du voisin). Aucun témoignage de jalousie ou de dénonciation envers les Fradin ne sera exprimé, au contraire, parfois des objets trouvés dans des hameaux voisins seront cachés par crainte de subir les mêmes accusations.
Physiquement les tablettes ne peuvent pas être copiées, même en laboratoire. J’ai lu quelques fois qu’elles étaient modernes, neuves…. Toutes les tentatives pour les reproduire ont échoué : l’argile cuit doit passer des centaines, voire des milliers d’années dans son milieu originel pour retrouver sa consistance molle de départ. Or quand les tablettes ou les idoles ont été sorties de terre, avant séchage à l’air libre, elles avaient cette consistance molle. Si on fabrique une tablette avec l’argile de Glozel, que l’on cuit cette tablette à 600 ou 700°, il faudrait attendre des siècles pour la voir se ramollir ou se désagréger dans l’eau (comme le ferait l’argile séché du gisement). Ce phénomène de dilution est dû à la grande durée de leur contact avec le milieu ancestral qui les renferme.
Des briques ont été retrouvées perforées par des racines. Une d’elles a même une racine entièrement minéralisée, fossilisée. Vivante, cette racine, avait pénétré la brique après cuisson (Professeurs Halle et Soderman fin 1928).
Sur le site on a retrouvé 2 canines de panthère, des dents de renne, des os de pattes de renne, des dents de daim, des molaires de bouquetin (un galet retrouvé à 1500m de Glozel portait la gravure d’un bouquetin). Heureusement pour Emile Fradin aucun zoo n’a certifié lui avoir vendu ces restes (d’ailleurs il n’y avait pas de zoo à des lieues à la ronde), les partisans du faux se seraient empressés de le signaler !
Pourquoi s’être évertué à lancer de fausses dépêches (comme celle de Porto) dénonçant le faux, si les auteurs étaient surs de leur fait ? L’auteur de celle de Porto, Bégouen avait anticipé le résultat d’analyse des os à Porto et soutenait dans sa dépêche qu’ils étaient encore entourés de matière organique et de gélatine. Il avouera par la suite être l’auteur de cette fausse dépêche, les vrais résultats concluant à une ancienneté certaine des os analysés.
Un chercheur éminent a dénoncé Glozel comme faux en prétextant que les tablettes se trouvaient à 10 cm de la surface du sol. Jamais un seul rapport de fouille n’a évoqué la trouvaille d’une tablette à cette profondeur, toutes se trouvaient à une profondeur bien plus importante. Nombreux sont les antiglozéliens qui avancent des arguments sans réellement connaître les faits.


IV. La thèse de Hitz et essai de déchiffrement

En 1997, Hans-Rudolf Hitz publie "Les inscriptions de Glozel" où il se lance dans un essai de déchiffrement des tablettes de Glozel. Pour lui, le langage figurant sur ces tablettes de terre cuite serait d'origine celtique; les datations les situant entre 700 av JC et 100 ap JC, la thèse de l'origine de l'écriture comme étant phénicienne n'est donc pas remise en cause.
L'écriture de Glozel aurait des influences grecques, étrusques et donc lépontiques ( écriture en usage à l'Age du Fer dans certaines tribus gauloises et celtes).
Cette hypothèse, en plus de permettre le déchiffrement progressif de nombreuses inscriptions de Glozel, a le mérite de réconcilier nombre de partis, la thèse de Jullian voyant Glozel comme un lieu de culte antique, l'origine de l'écriture phénicienne,...
Hans-Rudolph Hitz réussi à lire dans une inscription sur tablette le terme "nemu chlausei" qui signifie pour lui "enclos sacré de Glozel" ("enclos sacré"= "nemeton" en gaulois). Camille Jullian, en 1927, pensant que ces lettres étaient du latin, avait déjà traduit la dernière ligne d'une tablette comme étant "Gloset" ou "Glozel". Hitz, lui, y voit le terme de "Closau" signifiant aussi "Glozel". Dans son ouvrage , Hitz parvient à déchiffrer un certain nombre d'inscriptions et ses traductions peuvent aussi être consultées dans les Actes des différents Colloques de Glozel.
Le contenu des textes ne semble pas différer des autres textes de l'époque (gaulois, grecs,...). Les idionymes (idionyme : nom particulier à l’individu, prénom) sont combinés à des patronymes(patronyme : nom du père) , les noms de famille sont fréquents. Les textes se lisent de gauche à droite, sans ponctuation.
Pour Hitz, Glozel pourrait avoir été un lieu de pélerinage, le nombre d'inscriptions issues de graveurs différents étant là pour soutenir cette hypothèse. Un lieu de pélerinage religieux et médical, attirant un grand nombre de personnes. Les objets "préhistoriques" auraient été apportés sur les lieux par ces pélerins comme offrandes. Les grottes préhistoriques étaient connues aux époques antiques et déjà fouillées par les hommes.
Parti d'un "alphabet primaire" (reposant sur des bases celtiques) et contenant environ 17 lettres, les signes de Glozel ont suivi une innovation propre et se sont vus incorporer certaines lettres des alphabets de l'Age du Fer. L'alphabet qui en est ressorti, ce qu'on peut appeler le "Glozélique" est alors constitué de 26 signes "alphabétiques" et de 40 "symboles particuliers" (ligatures* et consonnes géminées**). On obtient alors plus de 70 signes; Morlet avait regroupé 111 symboles sur son syllabaire de Glozel.
*consonnes géminées = redoublement de consonnes
**ligature = fusion entre deux caractères, æ par exemple






Exemple de déchiffrement d'un anneau de schiste (tiré d'Actes du 4ème Colloque Glozel)

Les inscriptions de Glozel sur urnes, vases et anneaux de schiste peuvent être datées de l'époque de la Tène si on se réfère à la paléographie, la grammaire, le lexique et la syntaxe. Les textes sur urnes et sur les vases remonteraient à environ 300 av J.C. Les textes sur anneaux de schiste aux environs de 200 av J.C.
Les inscriptions sur les tablettes datées d'après l'apparition de ligatures en plus grande quantité et par l'apparition de caractères ultérieurs peuvent être datées de l'époque impériale romaine, à partir du Ier siècle ap. J.C.

De nombreux chercheurs se sont regroupés dans un Centre International d'Etude et de Recherche (le C.I.E.R) dont le siège social est installé au Centre Culturel Valéry Larbaud à Vichy. Ce centre propose d'étudier scientifiquement le site de Glozel ainsi que les sites, les mobiliers et les activités humaines semblables à ceux de Glozel, en France et à l'étranger. Ils organisent des colloques ouverts au public, publient les Actes de ces colloques ainsi que les résultats de leurs travaux.
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Tives



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MessageSujet: Re: Le Site de Glozel   Jeu 26 Juin - 6:22

Merci pour le sujet, Marie-Josée. Probablement que notre historien (Rick) sera intéressé par ton sujet. flower
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MessageSujet: Re: Le Site de Glozel   Aujourd'hui à 2:48

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