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 Les ruines des Yin

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Rick



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MessageSujet: Les ruines des Yin   Sam 14 Juin - 5:37

Homme curieux a écrit:
Les ruines des Yin et les inscriptions sur écaille et sur os oraculaires

La civilisation chinoise s’est perpétuée sans interruption pendant plusieurs millénaires et nous a laissé d’abondantes vestiges sous la terre. Depuis l’introduction de l’Occident en Chine de l’archéologie moderne au début du 20ème siècle, de nombreuses découvertes d’importance majeure ont été signalées en Chine.
On trouve à Anyang, province du Henan, en Chine du Centre, des ruines de la dynastie des Yin (connu également sous le nom des Shang), qui couvre une surface de 24 km carrés environ. D’après les écrits historiques, au 14ème siècle avant J.C., le roi des Shang Pangeng transféra la capitale de Qufu du Shandong à Anyang. Depuis lors, Anyang resta pendant trois cents ans environ le centre politique, économique et culturel de cette dynastie. En 1046 avant notre ère, le roi Wu des Zhou défit son adversaire Zhou, le dernier souverain des Shang. La dynastie des Shang fut ainsi anéantie et Anyang réduit aux ruines. Comme la dynastie des Shang sont appelée aussi Yin par les historiens, les ruines tirent leur nom de ruines des Yin.

La découverte des ruines des Yin et les fouilles qui y ont été entreprises sont censées être le plus grand acquis archéologique obtenu par la Chine au 20ème siècle. Depuis les premières fouilles efffectuées en 1928, y ont été exhumés un grand nombre d’inscriptions sur écaille et sur os oraculaires et des objets en bronze. La découverte des inscriptions sur écaille et os constituent, quant à elle, un événement marquant dans l’histoire archéologique mondiale

L’écriture sur carapace de tortue et sur os oraculaires est une écriture très ancienne. A l’époque des Shang, les rois sollicitent la divination avant de prendre la décision sur n’importe quoi. La carapace de torture ou omoplates étaient justement un instrument dont on servait pour la divination.

Pour graver les inscriptions des carapaces de tortue ou des omoplate de boeufs sont les plus employés dans la scapulomancie. Il faut d’abord enlever la chaire et le sang qui y sont attachés, puis la découper et la polir. Ensuite, à l’aide d’un outil, on taille à l’intérieur ou au travers de ces ossements des creux, qui sont alignés selon des ordres préétablis. Le diseur d’aventure ou le sorcier grave également sur l’écaille son nom, la date divinatoire et les questions à poser avant de passer les creux au-dessus du feu. Sous l’effet de la chaleur, des craquelures apparaissent alors sur la carapace. Se basant sur les tracés d’orientation des craquelures, le sorcier fait des analyses et en tirent des conclusions de sa divination. On grave par la suite le résultat de la divination. Si les prévisions s’avèrent confirmées, l’écaille ou l’omoplate doivent être conservés comme archives officielles.

Dans les ruines des Yin, 160 pièces de carapace de torture ou d’omoplate ont été exhumés. Certaines d’entre elles sont conservées intactes et complètes et certaines autres ont été réduites à des débris sans aucune inscription. Selon les statistiques, on dénombre au total plus de 4 000 caractères sur ces os et 3 000 d’entre eux ont fait l’objet d’une étude des chercheurs. L’interprétation de ces deniers est identique sur quelque mille idéogrammes sur les trois mille au total ayant été étudiés. Pour le reste, ils sont ou bien intelligibles ou bien les interprétations des chercheurs sont divergentes. Malgré cela, à travers ces quelques mille idéogrammes déchiffrés, on peut connaître qyabnt même grosso modo les divers aspects politique, économique et culturel de la dynastie des Shang.

Le prermier ouvrage consacré à l’étude des inscription sur écaille a été publié en 1913. C’est le « Tieyuncanggui » de Liu E. Le renommé historien et écrivain Guo Moruo a publié en 1929 une autre oeuvre spéciale importante « L’étude sur les inscriptions sur écaille ». A nos jours, les chercheurs les plus préstigieux en la matière sont le professeur Qiu Xigui de l’Université de Beijing et le professeur Li Xueqin de l’Institut de Recherche d’Histoire de Chine.

Hormis les carapaces et omoplates gravées exhumées dans les ruines des Yin, les archéologues ont découvert aussi d’autres inscriptions gravées sur écailles datant du temps encore plus ancien. Il est regrettable que ces ossements ne portent que très peu d’inscriptions rabaissant ainsi leur valeur par rapport à celles des Shang. L’importante signification des fouilles entreprises dans les ruines des Yin ne se bornent pas à la découverte des inscriptions sur écaille. Depuis plus de 70 ans, les archéologues y ont découvert les ruines de quelque 50 temples et palais, 12 tombeaux royaux, plusieurs milliers de tombes des nobles et plébiens, 1 000 fosses de sacrifice, 5 sites d’artisanat, une trentaine de fosses de chariots et de chevaux ainsi qu’un grand nombre d’obejts en bronze, jade, poterie et en os. Tous ces vestiges nous livrent une image en relief de la société de la Chine antique.

Source :
http://fr.chinabroadcast.cn/chinaabc/chapter20/chapter200304.htm
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Rick



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MessageSujet: Re: Les ruines des Yin   Sam 14 Juin - 5:38

Homme curieux a écrit:

On a eu des exemples dans l'histoire récente ou l'obscurantisme est venu des croyances nouvelles. Les grecs avaient encore de grandes connaissances mais l'église a interdit tout ceux qui était contre le dogme.
De plus il est possible que pour certains peuples anciens, avoir de grandes connaissances était un sujet de prestige et ne les partageaient pas avec d'autres.
Enfin certain pense que beaucoup de connaissances on disparu avec la bibliothèque d'Alexandrie.
De plus certain peuples on effectivement disparu suite à des cataclysmes comme par exemple les Minoens en Crête.
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