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 La planète manquante

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Tives



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MessageSujet: La planète manquante   Ven 13 Juin - 5:30

Entre Mars et Jupiter, des milliers d'astéroïdes encombrent le ciel. sont-ils les restes d'une pIanète disparue qui aurait exposé voici des millions d'années ? Les astronomes se sont interrogés. On peut se poser d'autres questions : et si cette pIanète avait été peuplée de créatures intelligentes ? Et si elle avait exposé à la suite d'une catastrophe de type nucléaire ?

Entre Mars et Jupiter, des mini-planètes rocheuses tournent autour du Soleil. Ces astéroïdes "d'un mot grec signifiant semblable à une étoile" sont une bonne centaine de milliers, et Cérès, le plus grand d'entre eux, a tout au plus 1000 km de diamètre, soit un douzième de la taille de la Terre et un millième de son poids. La taille des autres est le plus souvent très inférieure et certains d'entre eux ne doivent guère être plus grands qu'un... grain de sable !

L'histoire de leur découverte n'est pas banale. La recherche de leur origine l'est encore moins. En 1766, le mathématicien allemand Johann Titius remarque qu'il existe une certaine relation numérique entre les distances des planètes au Soleil. Son idée sera reprise et popularisée par Johann Bode. Nous la connaissons sous le nom de loi de Titius-Bode. Imaginons une série de chiffres 1 et 2 étant exclus qui seraient le double du chiffre précédent, soit : 0, 3, 6, 12, 24, 48, 96, etc. On ajoute 4 à chaque chiffre. La nouvelle série est : 4, 7 10, 16, 28, 52, 100. Si la distance de la Terre au Soleil correspond à la valeur 10 "on peut la découper en 10 unités", Mercure et Vénus se situeront précisément en position 4 et 7 de ce découpage. Mars sera à 15 soit très près du 16 de la loi, Jupiter à 52 et Saturne à 95 "toujours très près du 100 de la loi".

Le jeu est assez surprenant. Il l'est encore plus quand on se demande pourquoi il n'y a rien à la position 28 du découpage de Titius et de Bode... En 1800, un groupe d'astronomes se réunissent à Lilienthal, dans le nord de l'Allemagne : ils se mettent d'accord pour traquer, dans le ciel, les traces de la planète qui manque en position 28. C'est une première tentative de "police astronomique". L'astronome sicilien Giuseppe Piazzi découvre Cérès en janvier 1801 : le mouvement de cet astre est invisible à l'œil nu, et seul son déplacement lumineux, la nuit, dans le ciel, a permis de détecter ce qui passe alors pour être la planète manquante. Un an plus tard, une deuxième planète minuscule est loca1isée entre Mars et Jupiter : Wilhelm Olbers, son découvreur, la baptise Pallas. Pour ce dernier, il y a bien eu autrefois une planète, mais elle aurait explosé en plusieurs morceaux. Cinq ans après, on compte quatre astéroïdes dans la zone visée en 1800. Le cinquième sera découvert une quarantaine d'années plus tard. A la fin du XIXe siècle, les astronomes, qui disposent enfin de télescopes dignes de ce nom, ont tôt fait de détecter une douzaine de nouvelles mini-planètes entre Mars et Jupiter

Aujourd'hui, on en connaît deux ou trois milliers, et leur nombre total est estimé à quelques centaines de milliers. On a pris l'habitude de les désigner sous le nom de "ceinture d'astéroïdes". Le plus curieux est que cette ceinture est bien là où Titius et Bode avaient prévu qu'il existait une planète. Très vite, le milieu scientifique s'est interrogé sur la théorie d'Olbers : ces astéroïdes étaient-ils bien les restes d'une planète explosée ? Deux hypothèses se sont d'abord partagé les suffrages. Soit cette ceinture ne serait qu'un ensemble de blocs qui, d'abord, n'auraient pas encore pu constituer une planète, soit ces astéroïdes seraient bien des fragments d'un monde disparu... Pour une bonne partie des partisans de cette deuxième hypothèse, cette planète aurait pu entrer en collision avec Jupiter. Pour d'autres, elle aurait pu être disloquée par l'impact d'une comète. Pour quelques-uns, la gravitation de la masse de Jupiter aurait pu finir par arracher des fragments de cette planète...

Une autre hypothèse a cependant connu un vif succès. la planète disparue aurait été "soufflée" de l'intérieur. On a ainsi suggéré que les eaux de ses océans auraient pu se déverser brutalement sur le noyau en fusion et faire exploser l'ensemble, à la manière d'un volcan sous-marin qui explose quand l'océan se déverse sur la lave bouillante et se transforme en vapeur. Les Soviétiques ont toujours marqué un vif attachement pour ce scénario. C'est l'académicien Sergei Orloff qui a donné à cette planète le nom de Phaéton. Dans la légende grecque, Phaéton est le fils du dieu Soleil, dont il se permet de conduire un peu trop vite le char ; il finit par écorcher la Terre, et les dieux, pour sauver les hommes, décident de détruire Phaéton.

On sait que de nombreuses météorites tombent régulièrement sur la Terre. En Occident, on en connaît qui sont faites d'un alliage fer-nickel, et même de minéraux divers. Manifestement, celles qui tombent en Union soviétique sont différentes. Le professeur Zigel en a trouvé qui contenaient des pierres volcaniques, et même de la pierre de chaux, une roche sédimentaire for- mée par les coquilles fossiles des animaux microscopiques qui se déposent au fond de certaines mers. cela ne pouvait que renforcer la thèse selon laquelle Phaéton était une planète comme la Terre et possédait des océans. On connaît les tectites, de petites météorites faites de métal pur, souvent vitrifiées par leur franchissement de l'atmosphère le fond des océans en est plein et elles constituent une fabuleuse réserve de matières premières. Pour les partisans de l'existence de Phaéton, ces tectites ne seraient que des scories postatomiques, des sortes de preuves de la vitrification de la planète disparue à la suite d'un quelconque drame nucléaire. Evidemment, la communauté scientifique internationale est loin de souscrire, même partiellement, à ces théories, très répandues en Union soviétique. Quels sont les arguments des Occidentaux pour expliquer cette étrange ceinture d'astéroïdes ?
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Tives



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MessageSujet: Re: La planète manquante   Ven 13 Juin - 5:30

Tives a écrit:
J'avais déjà lu un livre intitulé La douzième planète et qui la situait justement dans la ceinture d'astéroïde. Douzième planète car l'auteur considérait la lune comme une planète, ainsi qu'un autre astre dont je ne me rappelle plus.

Sa théorie : Cette planète aurait abritée une riche civilisation et les ovnis que l'on verrait dans notre ciel seraient en fait les descendants de cette civilisation et qui aurait permis la fuite de ses habitants vers la terre pour fonder le jardin d'Eden. Selon moi, théorie farfelue.

Par contre, il y a sûrement eu une planète à cet endroit dans le passé.
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Tives



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MessageSujet: Re: La planète manquante   Ven 13 Juin - 5:31

Homme curieux a écrit:
Il n'y a jamais eu de planéte dans cette endrois là et il n'y en aura jamais. La faute à Jupiter qui en dehors d'être la plus grosse planète du système solaire, a aussi la magnétosphère la plus puissante et la plus grande de ce système, à l'exception du Soleil bien sur.

La loi empirique (c’est-à-dire inspirée par de simples constatations) de Titius-Bode de répartition des astres dans le système solaire indique qu’une planète devrait se trouver entre Mars et Jupiter.

Or, la ceinture d’astéroïdes se situe justement à la bonne distance. L’hypothèse selon laquelle une planète se serait fragmentée et aurait engendré la ceinture, si elle paraissait séduisante aux yeux des astronomes, est peu probable. Il semble plutôt que ces astéroïdes proviennent de petits corps qui n’ont pas eu le temps de s’assembler pour former une planète à cause des effets d’attraction de Jupiter.

Le plus grand de ces astéroïdes, Cérès, mesure 900 km de diamètre alors que les plus petits sont de l’ordre du mètre. Cependant, plus ils sont petits, plus ils sont nombreux : 100 fois plus nombreux à chaque fois que l’on divise leur taille par 10. Il y aurait ainsi plusieurs centaines de milliers d’astéroïdes dont la taille est de moins d’un kilomètre.

Les astéroïdes sont divisés en 3 catégories selon leur composition :

- C : ils sont sombres et composés principalement de carbone et de silicates hydratés. Ils représentent 60 % des astéroïdes connus.
- S : composés de roches, de fer et de nickel, ils constituent 30 % de l’ensemble des astéroïdes.
-M : ils sont entièrement constitués de fer et de nickel.

Les astéroïdes sont parfois regroupés en familles : ils évoluent par groupe ayant sensiblement la même orbite. De plus, il semble que la composition des astéroïdes d’un groupe soit semblable, ce qui accrédite l’hypothèse selon laquelle les astéroïdes qui composent la famille proviennent d’un seul et même corps qui se serait fragmenté lors d’une collision.
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