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 Centre spatial Guyanais

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Tives



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MessageSujet: Centre spatial Guyanais   Mer 11 Juin - 5:38

Installation du CSG en Guyane

Création du CNES
Le 4 octobre 1957, le lancement par l'Union Soviétique de Spoutnik-1, premier satellite artificiel de la Terre, marque le début de la conquête de l'Espace. A leur tour, les Etats-Unis lancent leur premier satellite, Explorer-1, le 31 janvier 1958. Une grande ambition spatiale anime ces nations qui mettent rapidement en place les moyens et les structures nécessaires à sa matérialisation.

En France, c’est le Général De Gaulle, qui, de retour au pouvoir en 1958 et soucieux d'une indépendance nationale, donne une impulsion nouvelle à la recherche scientifique. Au même titre que l'Union Soviétique et que les Etats Unis, le gouvernement estime devoir s'intéresser à l'Espace. La coordination des activités spatiales françaises aboutit à la création, en janvier 1959, d'un Comité des recherches spatiales présidé par Pierre Auger. Mais l'ambition du programme national dépasse les possibilités de ce Comité, et un renforcement des moyens d'exécution s'impose. Le Comité étudie alors les attributions dévolues à une future agence française de l'espace, chargée de regrouper en un seul organisme des activités jusqu'alors dispersées, et de négocier des accords internationaux.

Michel Debré, chef du gouvernement, et Pierre Guillaumat, ministre chargé de la Recherche scientifique, font adopter, le 19 décembre 1961, la loi créant le Centre national d'études spatiales (CNES) dont le premier Président est Pierre Auger, et le premier Directeur Général le Général Robert Aubinière.

Choix de la Guyane pour la nouvelle base de lancement
Lorsque l'Algérie devient indépendante en 1962, la France est contrainte d'abandonner le pas de tir d'Hammaguir et le CNES commence à rechercher une nouvelle base à proximité de l'Equateur, zone qui permettrait d'effectuer toutes les missions spatiales dans les meilleures conditions. Pour sélectionner ce site, la division Équipement Sol de la Direction scientifique et technique du CNES étudie différentes possibilités.

14 sites étudiés

L'archipel des Seychelles, l'île de la Trinité (Trinidad), l'île de Nuku-Hiva Hiva (Marquises, Polynésie française), l'archipel de Touamotu (île de Rairoa, Polynésie française), l'île de la Désirade (Antilles françaises), l'île de Marie-Galante (Antilles françaises), Cayenne (Guyane française), Djibouti (côte française des Somalis), Darwin (Australie), Trincomale (Ceylan), Fort Dauphin (République malgache), Mogadisque (République de Somalie), Port-Etienne (République islamique de Mauritanie), et Belem (Brésil).

Critères de sélection

Possibilité de lancements polaires et équatoriaux
Proximité de l'équateur
Dimensions suffisantes pour assurer la sécurité des lancements
Existence d'un port en eaux profondes doté de moyens de manutentions suffisants
Existence d'un aérodrome capable d'accueillir un long courrier (piste de 3000 m)
Distance aussi réduite que possible entre la base de lancement et l'Europe
Stabilité politique
En février 1964, le rapport de la Direction scientifique et technique du CNES établit un classement par points en fonction des critères de sélection retenus. Cinq sites peuvent être envisagés, mais la Guyane française arrive largement en tête.

Finalement, le 14 avril 1964, le choix du Premier Ministre Georges Pompidou se porte sur la Guyane, qui présente de nombreux atouts :

une très large ouverture sur l'océan Atlantique favorise toutes les missions spatiales, des lancements aussi bien vers l'Est (pour l'orbite géostationnaire) que vers le Nord (pour l'orbite polaire) avec un minimum de risque pour la population et les biens alentour.
la proximité de l'équateur (5,3° de latitude Nord) qui permet de bénéficier au maximum de l'effet de fronde (énergie fournie par la vitesse de rotation de la terre autour de l'axe des pôles) ; cet effet procure au lanceur un complément de vitesse de l'ordre de 460 m/s.
faible densité de la population (45000 habitants en 1964 sur un territoire de 91000 km2, soit 1/6e de la France), fortement concentrée sur la bande côtière.
possibilité d'installer sur les collines environnantes des moyens de poursuite (radars et antennes de télémesure).
site bien ventilé et un climat très supportable malgré sa position équatoriale.
zone à l'abri des cyclones et des tremblements de terre.
infrastructures existantes relativement simples à adapter aux besoins du futur centre spatial (routes, aérodrome, ports, télécommunications, etc.).

Le Centre Spatial Guyanais (CSG) s’installe à Kourou en 1965.
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Tives



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MessageSujet: Re: Centre spatial Guyanais   Mer 11 Juin - 5:39

http://www.arianespace.com/site/fr/lanceurs/ariane5_sub_index.html

Ariane 5 est un lanceur composé d'un corps central monoétage pourvu de deux accélérateurs à poudre et d'un étage supérieur.

Cette architecture, bâtie autour d'un étage principal cryotechnique, allie simplicité et robustesse avec un nombre d'éléments propulsifs limité, tout en offrant un important potentiel évolutif, notamment au niveau des parties hautes.

Le moteur Vulcain

Le moteur Vulcain est l'élément propulsif de l'EPC. Il délivre jusqu'à 116 tonnes de poussée dans le vide. Sa mise à feu 7 secondes avant le décollage permet de contrôler sa parfaite montée et sa stabilisation en puissance.

Les étages accélérateurs à poudre (EAP)

Les deux accélérateurs à poudre ont pour mission d'arracher les 725 tonnes du lanceur à la table de lancement avec une accélération de 0,5 G au décollage.

D'une hauteur de plus de 30 m, les EAP sont chargés chacun de 237 tonnes de propergol solide. Ils délivrent une poussée combinée de 1370 tonnes au décollage, soit plus de 90% de la poussée totale du lanceur à ce moment.

Leur durée totale de fonctionnement est de 130 secondes avec une poussée moyenne de 1000 tonnes avant leur largage vers 70 km d'altitude. Ils retombent dans une zone contrôlée de l'Océan Atlantique et sont le cas échéant, récupérés pour expertise.

L'étage à propergol stockable (EPS)

L'EPS est l'étage supérieur destiné à propulser la charge utile d'Ariane 5 vers son orbite finale et assurer une injection orbitale de précision. Il emporte pour cela 9,7 tonnes d'ergols stockables qui alimentent son moteur Aestus, de 3 tonnes de poussée, par simple pressurisation des réservoirs.
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